Qu’est-ce que la représentation fiscale au Danemark ?
La représentation fiscale au Danemark désigne le fait de mandater une entreprise ou un conseiller local pour gérer, au nom d’une société étrangère, l’ensemble de ses obligations liées à la TVA danoise et, le cas échéant, à certains impôts connexes. Ce représentant agit comme interlocuteur officiel auprès de l’administration fiscale danoise (Skattestyrelsen) et veille au respect des règles locales, depuis l’immatriculation à la TVA jusqu’au dépôt des déclarations et au paiement de la taxe.
Concrètement, une société non établie au Danemark qui réalise des opérations imposables sur le territoire danois (par exemple des ventes de biens livrés depuis un entrepôt danois, des prestations de services à des clients danois ou des importations suivies de livraisons locales) peut être tenue de s’enregistrer à la TVA danoise. Dans certains cas, notamment pour des entreprises établies hors de l’UE, la loi danoise impose la désignation d’un représentant TVA local qui devient co-responsable du respect des obligations fiscales.
La représentation fiscale couvre généralement les missions suivantes : demande de numéro de TVA danois, analyse des opérations imposables, détermination du lieu d’imposition, calcul de la TVA due au taux standard de 25 % (taux unique actuellement applicable au Danemark, en l’absence de taux réduits), préparation et dépôt des déclarations périodiques, gestion des demandes de remboursement de TVA, ainsi que communication avec l’administration en cas de contrôle ou de demande d’informations complémentaires.
Il ne s’agit pas d’un simple service administratif. Le représentant fiscal danois doit maîtriser la législation locale, les pratiques de Skattestyrelsen et les spécificités sectorielles (commerce de biens, e‑commerce B2C, services électroniques, prestations B2B, opérations triangulaires, importations, etc.). Il aide l’entreprise étrangère à identifier si ses opérations déclenchent une obligation d’immatriculation à la TVA au Danemark, à déterminer la bonne base imposable, à appliquer correctement les exonérations éventuelles (par exemple pour certaines exportations ou livraisons intracommunautaires) et à respecter les délais de dépôt des déclarations et de paiement.
La représentation fiscale au Danemark joue donc un rôle de passerelle entre la société étrangère et le système fiscal danois. Elle permet de sécuriser les activités sur le marché danois, de limiter les risques de redressements, d’intérêts de retard et d’amendes, et de garantir que la société reste en conformité avec les règles de TVA locales tout en se concentrant sur son développement commercial.
Quelles entreprises sont tenues de désigner un représentant TVA au Danemark ?
Au Danemark, l’obligation de désigner un représentant TVA (VAT representative) concerne principalement les entreprises étrangères qui exercent une activité taxable sur le territoire danois sans y disposer d’un établissement stable. Cette obligation dépend à la fois du pays d’établissement de l’entreprise, de la nature des opérations réalisées et du mode d’importation ou de vente aux clients danois.
De manière générale, une entreprise est tenue de désigner un représentant TVA danois lorsqu’elle :
- n’est pas établie au Danemark et n’y dispose d’aucun établissement fixe (bureau, succursale, entrepôt géré en propre),
- réalise des opérations soumises à la TVA danoise (25 %) qui nécessitent un enregistrement local à la TVA,
- et ne peut pas, en pratique ou en droit, gérer directement ses obligations TVA auprès de l’administration fiscale danoise (Skattestyrelsen) via les portails en ligne.
Il convient toutefois de distinguer clairement la situation des entreprises établies dans l’Union européenne de celle des entreprises de pays tiers, car les règles ne sont pas identiques.
Entreprises établies dans l’UE
Les entreprises établies dans un autre État membre de l’UE bénéficient, en principe, de la liberté de prestation de services et de la reconnaissance mutuelle des numéros de TVA. Dans la plupart des cas, elles peuvent s’enregistrer directement à la TVA au Danemark sans être obligées de nommer un représentant TVA local.
Une entreprise de l’UE devra toutefois s’enregistrer à la TVA danoise – avec ou sans représentant – lorsqu’elle :
- effectue des livraisons de biens à partir d’un stock situé au Danemark (entrepôt, stock de consignation, fulfilment pour e‑commerce),
- réalise des ventes B2C de biens à des particuliers danois dépassant les seuils de vente à distance, si elle n’utilise pas le guichet unique OSS,
- organise des événements au Danemark (conférences, foires, formations) facturés à des clients danois avec TVA locale,
- fournit certains services B2C localisés au Danemark (par exemple services liés à un bien immeuble situé au Danemark).
Dans ces situations, la désignation d’un représentant TVA n’est généralement pas juridiquement obligatoire pour une entreprise de l’UE, mais elle peut être exigée par l’administration dans des cas spécifiques (par exemple en présence d’un historique de non‑conformité) ou recommandée pour des raisons pratiques (barrière linguistique, complexité des flux, volume de déclarations).
Entreprises établies hors de l’UE (pays tiers)
Les entreprises établies en dehors de l’UE sont soumises à un régime plus strict. Lorsqu’une société de pays tiers réalise au Danemark des opérations imposables qui nécessitent un enregistrement à la TVA, la désignation d’un représentant TVA danois est, dans la plupart des cas, obligatoire.
Sont typiquement concernées les entreprises non‑UE qui :
- importent des biens au Danemark pour les vendre sur le marché danois ou dans l’UE,
- détiennent un stock de marchandises au Danemark (y compris via un prestataire logistique ou un entrepôt de type fulfilment center),
- effectuent des ventes B2C de biens à des consommateurs danois, hors dispositifs OSS/IOSS,
- fournissent des services localisés au Danemark à des clients non assujettis (par exemple certains services culturels, sportifs, immobiliers),
- organisent des salons, expositions ou événements commerciaux au Danemark avec billetterie ou stands facturés avec TVA danoise.
Dans ces cas, le représentant TVA agit comme intermédiaire officiel entre l’entreprise de pays tiers et l’administration fiscale danoise. Il est généralement coresponsable du paiement de la TVA due et du respect des obligations déclaratives, ce qui explique pourquoi la loi danoise impose fréquemment sa désignation pour les opérateurs non‑UE.
Cas particuliers liés au commerce électronique et aux plateformes
Les règles européennes de commerce électronique ont introduit les régimes OSS et IOSS, qui permettent à de nombreuses entreprises de déclarer la TVA due dans l’UE via un guichet unique dans leur pays d’établissement. Toutefois, certaines entreprises restent tenues de s’enregistrer directement au Danemark et, le cas échéant, de désigner un représentant TVA :
- entreprises non‑UE qui ne recourent pas à l’IOSS pour les ventes de biens importés de faible valeur à des consommateurs danois,
- plateformes et places de marché considérées comme « fournisseur présumé » pour des ventes B2C réalisées au Danemark, lorsque leurs flux ne sont pas entièrement couverts par l’OSS/IOSS,
- opérateurs e‑commerce qui stockent des marchandises au Danemark pour livrer ensuite des clients dans l’UE.
Dans ces configurations, une entreprise non‑UE qui doit s’immatriculer à la TVA danoise sera, en pratique, tenue de nommer un représentant TVA local, sauf rares exceptions prévues par la réglementation ou par des accords spécifiques entre États.
Entreprises dispensées de représentation TVA obligatoire
Certaines entreprises étrangères ne sont pas tenues de désigner un représentant TVA, même si elles réalisent des opérations liées au Danemark. Il s’agit notamment :
- des entreprises de l’UE qui ne dépassent pas les seuils de vente à distance et qui déclarent correctement leur TVA via le régime OSS dans leur pays d’établissement,
- des prestataires de services B2B pour lesquels le mécanisme d’autoliquidation (reverse charge) s’applique, de sorte que la TVA est due par le client danois assujetti,
- des entreprises non‑UE qui utilisent l’IOSS pour les ventes de biens importés de faible valeur et n’ont pas d’autre activité taxable au Danemark.
Dans ces cas, l’entreprise peut ne pas avoir besoin d’un enregistrement TVA danois, et donc pas de représentant TVA. Toutefois, une analyse précise des flux (types de clients, localisation des biens, conditions de livraison, clauses contractuelles) est indispensable pour confirmer l’absence d’obligation.
Importance d’une analyse préalable de la situation
La question de savoir si une entreprise est tenue de désigner un représentant TVA au Danemark ne peut pas être tranchée uniquement sur la base du pays d’établissement. Elle dépend également :
- du type de biens ou de services fournis,
- du statut des clients (B2B ou B2C),
- du lieu où les biens sont stockés et livrés,
- de l’utilisation ou non des régimes OSS/IOSS,
- et de la fréquence ainsi que du volume des opérations au Danemark.
Une revue détaillée de ces éléments permet de déterminer si l’entreprise doit :
- s’enregistrer à la TVA au Danemark,
- désigner obligatoirement un représentant TVA danois (notamment pour les entreprises non‑UE),
- ou peut opérer sans représentation, en s’appuyant sur les mécanismes de guichet unique ou d’autoliquidation.
Pour les groupes internationaux, en particulier ceux qui combinent ventes B2B, B2C, stockage local et commerce électronique, une telle analyse est essentielle afin d’éviter les risques de non‑conformité, de rappels de TVA et de pénalités imposées par l’administration fiscale danoise.
Base légale et cadre réglementaire de la représentation TVA au Danemark
La représentation TVA au Danemark s’inscrit dans un cadre légal précis, défini principalement par la Momsloven (loi danoise sur la TVA) et par les règles européennes en matière de taxe sur la valeur ajoutée. Ce cadre fixe les situations dans lesquelles une entreprise étrangère doit désigner un représentant fiscal danois, ainsi que les responsabilités partagées entre l’entreprise et son représentant.
La base juridique centrale est la loi danoise sur la TVA, qui transpose la directive TVA de l’UE et précise notamment :
- les opérations soumises à la TVA danoise (livraisons de biens, prestations de services, importations) ;
- les règles d’immatriculation à la TVA pour les entreprises non établies au Danemark ;
- les cas où la désignation d’un représentant TVA danois est obligatoire pour les entreprises établies hors de l’UE ;
- les obligations de déclaration, de paiement et de conservation des documents.
Pour les entreprises établies dans l’Union européenne, le cadre réglementaire repose sur le principe de reconnaissance mutuelle : en règle générale, elles peuvent s’enregistrer directement à la TVA au Danemark sans être tenues de nommer un représentant fiscal, sauf cas particuliers liés à certains régimes spécifiques ou à des risques accrus de non‑conformité. En revanche, les entreprises de pays tiers sont plus fréquemment soumises à l’obligation de représentation, notamment lorsqu’elles effectuent des livraisons de biens ou des prestations de services imposables au Danemark sans y disposer d’établissement stable.
Les règles danoises prévoient également l’articulation entre la TVA et les procédures douanières. Lors d’importations de biens au Danemark, la TVA à l’importation est due au taux standard de 25 % sur la valeur en douane majorée des droits de douane et autres taxes. Une entreprise étrangère qui importe régulièrement des marchandises et les vend sur le marché danois doit, en principe, être immatriculée à la TVA au Danemark et respecter les obligations déclaratives locales, ce qui peut nécessiter la désignation d’un représentant TVA lorsque la loi l’exige.
Le cadre réglementaire fixe par ailleurs les modalités de dépôt des déclarations et de paiement de la TVA. Les entreprises doivent déposer leurs déclarations via les portails électroniques de l’administration fiscale danoise (Skattestyrelsen) dans des délais déterminés en fonction de leur chiffre d’affaires. Le représentant TVA, lorsqu’il est nommé, agit dans ce cadre légal comme intermédiaire autorisé : il est enregistré auprès de l’administration, reçoit les communications officielles et veille au respect des échéances et des exigences formelles (format des déclarations, pièces justificatives, archivage).
Enfin, la réglementation danoise encadre la responsabilité du représentant TVA. Dans certains cas, celui‑ci peut être tenu solidairement responsable avec l’entreprise étrangère du paiement de la TVA, des intérêts et des pénalités en cas de non‑conformité. Cette responsabilité partagée explique pourquoi la loi exige que le représentant soit établi au Danemark, dispose d’une capacité suffisante pour gérer les obligations fiscales de tiers et respecte les standards de conformité imposés par l’administration fiscale.
En résumé, la base légale et le cadre réglementaire de la représentation TVA au Danemark reposent sur la combinaison de la loi nationale sur la TVA, des règles européennes et des pratiques administratives de Skattestyrelsen. Toute entreprise étrangère active sur le marché danois doit s’y conformer, qu’elle agisse directement ou par l’intermédiaire d’un représentant TVA local.
Obligations d’immatriculation à la TVA au Danemark
Au Danemark, l’immatriculation à la TVA (momsregistrering) est obligatoire pour la plupart des entreprises qui exercent une activité économique sur le territoire danois, qu’elles soient établies ou non dans le pays. La TVA danoise est prélevée au taux normal de 25 % sur la majorité des biens et services, ce qui rend la bonne gestion de l’enregistrement et des déclarations essentielle pour rester en conformité.
En règle générale, toute entreprise qui réalise des livraisons taxables au Danemark doit demander un numéro de TVA danois dès que son chiffre d’affaires imposable dépasse un certain seuil ou dès le début de l’activité, selon la nature des opérations. Pour les entreprises établies au Danemark, l’immatriculation devient obligatoire lorsque le chiffre d’affaires annuel attendu provenant d’activités taxables dépasse 50 000 DKK. Ce seuil s’applique à l’ensemble des ventes soumises à TVA, y compris certaines prestations de services.
Pour les entreprises étrangères, les règles sont plus strictes. Dès qu’une entreprise non établie au Danemark réalise des opérations taxables sur le territoire danois, elle est en principe tenue de s’immatriculer à la TVA, même si le montant des ventes est inférieur à 50 000 DKK. C’est notamment le cas lorsque l’entreprise :
- stocke des marchandises au Danemark pour les vendre à des clients danois ou à d’autres clients de l’UE,
- effectue des livraisons intérieures de biens à des clients danois non assujettis ou à des assujettis sans autoliquidation,
- fournit certains services B2C localisés au Danemark (par exemple, services liés à un bien immeuble situé au Danemark, événements, restauration, transport local),
- importe des marchandises au Danemark avant de les vendre localement.
Les entreprises de l’UE qui vendent à distance des biens à des consommateurs danois peuvent, sous conditions, utiliser le guichet unique OSS pour éviter une immatriculation locale, tant que les règles de localisation et les seuils de l’UE sont correctement respectés. En revanche, lorsqu’une entreprise choisit ou est obligée de s’immatriculer directement au Danemark, elle doit suivre les procédures danoises standard, y compris l’obtention d’un numéro CVR/SE, la tenue d’une comptabilité conforme et le dépôt régulier de déclarations de TVA.
Une fois immatriculée, l’entreprise doit déclarer et payer la TVA danoise selon une périodicité fixée par l’administration fiscale, généralement mensuelle, trimestrielle ou semestrielle, en fonction du volume d’affaires. Le non-respect des obligations d’enregistrement (par exemple, un enregistrement tardif alors que le seuil de 50 000 DKK est dépassé ou qu’une activité taxable a déjà commencé) peut entraîner des rappels de TVA, des intérêts de retard et des amendes.
Il est donc crucial d’identifier à l’avance si vos opérations au Danemark déclenchent une obligation d’immatriculation à la TVA, en tenant compte du type de clients (B2B ou B2C), du lieu de livraison des biens, du lieu de consommation des services et de l’utilisation éventuelle de régimes spéciaux de l’UE. Une analyse précise de votre modèle d’affaires permet de déterminer si une immatriculation danoise est requise ou si un autre mécanisme (comme l’OSS ou l’IOSS) peut être utilisé de manière conforme.
Différences de traitement entre entreprises établies dans l’UE et entreprises de pays tiers
Au Danemark, le traitement TVA diffère sensiblement selon que l’entreprise est établie dans un autre État membre de l’UE ou dans un pays tiers. Ces différences concernent principalement l’obligation de désigner un représentant TVA, les modalités d’immatriculation, la gestion des importations et le niveau de contrôle exercé par l’administration fiscale danoise (Skattestyrelsen).
Les entreprises établies dans l’UE bénéficient de la liberté d’établissement et de la reconnaissance mutuelle des numéros de TVA intracommunautaires. En pratique, cela signifie qu’une société de l’UE qui réalise des opérations taxables au Danemark (par exemple, ventes B2C locales, stockage de marchandises sur le territoire danois, organisation d’événements, installation et montage) doit en principe s’immatriculer directement à la TVA danoise dès le premier DKK de chiffre d’affaires taxable au Danemark, sans seuil spécifique d’entrée. La désignation d’un représentant TVA n’est généralement pas obligatoire pour ces entreprises, même si le recours volontaire à un représentant local reste fréquent pour sécuriser la conformité et la communication avec Skattestyrelsen.
Pour les entreprises de pays tiers (hors UE), l’approche est plus stricte. Lorsqu’une société non établie dans l’UE effectue des opérations imposables au Danemark (par exemple, ventes B2B ou B2C locales, stock en consignation, importations suivies de ventes sur le marché danois), l’immatriculation à la TVA danoise est en principe requise dès la première opération taxable. Dans de nombreux cas, la législation danoise impose la nomination d’un représentant fiscal solidaire, établi au Danemark, qui sera co-responsable du paiement de la TVA et du respect des obligations déclaratives. Cette exigence est particulièrement fréquente pour les entreprises de pays tiers qui ne recourent pas aux régimes spéciaux de type OSS/IOSS pour leurs ventes à distance aux consommateurs de l’UE.
Les modalités d’importation constituent un autre point de divergence. Une entreprise de l’UE qui importe des marchandises au Danemark peut, sous réserve de remplir les conditions, bénéficier de mécanismes facilitant la gestion de la TVA à l’importation, notamment via l’auto-liquidation sur la déclaration TVA danoise. Pour une entreprise de pays tiers, l’accès à ces facilités est plus encadré et passe souvent par un représentant fiscal ou un représentant en douane enregistré au Danemark. Sans structure locale ni représentant, la TVA à l’importation doit en règle générale être acquittée au moment du dédouanement, ce qui impacte la trésorerie et la chaîne logistique.
En matière de ventes à distance et de commerce électronique B2C, les entreprises de l’UE peuvent utiliser le guichet unique OSS pour déclarer la TVA due sur les ventes à des consommateurs danois, sans devoir s’immatriculer au Danemark, tant que les conditions du régime sont respectées. De même, les entreprises de pays tiers peuvent, pour certaines ventes à distance de biens importés de faible valeur, recourir au régime IOSS. Toutefois, lorsqu’une entreprise de pays tiers dépasse le cadre de ces régimes (par exemple, stockage local au Danemark, ventes locales, prestations de services non couvertes par l’OSS/IOSS), l’immatriculation directe à la TVA danoise et, souvent, la désignation d’un représentant TVA deviennent nécessaires.
Le niveau de contrôle et les attentes de l’administration peuvent également différer. Les entreprises de pays tiers sont généralement perçues comme présentant un risque de recouvrement plus élevé, ce qui explique l’exigence fréquente d’un représentant solidaire, la demande de garanties supplémentaires et une vigilance accrue sur la qualité des déclarations et de la documentation (factures, preuves de transport, contrats, documents d’importation). Les entreprises de l’UE, bien qu’elles restent soumises aux mêmes règles de fond (taux de TVA standard de 25 %, obligations de facturation, délais de dépôt des déclarations), bénéficient d’un cadre de coopération administrative renforcé entre États membres, facilitant les échanges d’informations et le contrôle croisé des numéros de TVA.
En résumé, les entreprises établies dans l’UE profitent d’une procédure d’immatriculation plus directe et d’une plus grande souplesse quant à la nécessité de nommer un représentant TVA au Danemark. Les entreprises de pays tiers, elles, doivent anticiper des exigences plus strictes en matière de représentation fiscale, de gestion de la TVA à l’importation et de conformité documentaire. Une analyse préalable du modèle d’affaires (type de clients, flux logistiques, utilisation ou non des régimes OSS/IOSS) est essentielle pour déterminer le régime applicable et éviter les risques de non-conformité sur le marché danois.
Quand est-il recommandé de nommer volontairement un représentant TVA danois ?
La désignation d’un représentant TVA danois est obligatoire uniquement dans certains cas précis, mais elle peut s’avérer stratégiquement utile même lorsqu’elle n’est pas imposée par la loi. Pour de nombreuses entreprises étrangères, recourir volontairement à un représentant local permet de sécuriser leurs opérations, de limiter les risques de non‑conformité et de simplifier les échanges avec l’administration fiscale danoise (Skattestyrelsen).
Il est particulièrement recommandé de nommer volontairement un représentant TVA danois dans les situations suivantes :
- Entrée sur le marché danois avec un volume d’activité significatif : si votre entreprise prévoit de réaliser des ventes régulières au Danemark (biens ou services) et d’atteindre rapidement un chiffre d’affaires important, un représentant local peut vous aider à structurer correctement vos flux, à déterminer les lieux d’imposition et à éviter les erreurs dès la phase de lancement.
- Modèles d’affaires complexes : en cas de ventes triangulaires, de chaînes d’approvisionnement impliquant plusieurs pays, de livraisons avec installation ou montage, de consignation de stock au Danemark ou d’opérations intragroupe, la TVA danoise peut devenir difficile à gérer. Un représentant expérimenté réduit le risque de mauvaise qualification des opérations et de redressements ultérieurs.
- Ventes B2C à grande échelle vers des clients danois : même si vous utilisez les régimes OSS ou IOSS pour vos ventes à distance, vous pouvez avoir des obligations locales (par exemple pour des stocks situés au Danemark, des retours, des promotions avec livraison gratuite ou des ventes hors OSS). Un représentant danois facilite la coordination entre vos déclarations OSS/IOSS et vos obligations nationales.
- Présence physique ou logistique au Danemark : dès lors que vous disposez d’un entrepôt, d’un centre logistique, d’un stock avancé chez un partenaire danois ou d’une installation permanente, la gestion de la TVA devient plus sensible. Un représentant local peut gérer les numéros de TVA danois, les déclarations périodiques et les obligations liées aux mouvements de stock.
- Recours fréquent à l’importation au Danemark : si vous importez régulièrement des marchandises via les ports ou aéroports danois, la coordination entre TVA à l’importation, droits de douane et déclarations périodiques est cruciale. Un représentant TVA peut vous assister dans l’utilisation correcte des régimes douaniers, dans la récupération de la TVA à l’importation et dans la communication avec les autorités.
- Manque de ressources internes spécialisées en TVA danoise : lorsque votre équipe finance ou comptabilité ne dispose pas d’une expertise approfondie de la législation danoise, un représentant local joue le rôle de relais technique, assure la veille réglementaire et adapte rapidement vos processus en cas de changement de règles.
- Historique de contrôles ou de corrections TVA dans d’autres pays : si votre entreprise a déjà fait l’objet de redressements TVA dans d’autres juridictions, il peut être prudent d’anticiper les attentes de l’administration danoise en confiant la gestion locale à un professionnel qui connaît les pratiques de contrôle et les exigences documentaires.
- Activité dans des secteurs à risque élevé : certains domaines (commerce de biens électroniques, carburants, métaux, construction, plateformes numériques) sont plus exposés aux fraudes et aux contrôles ciblés. Un représentant TVA danois peut vous aider à mettre en place des procédures de conformité renforcées et à documenter correctement vos opérations.
- Barrière linguistique ou difficulté à utiliser les portails danois : la plupart des démarches TVA se font via les portails en ligne danois et la correspondance officielle est majoritairement en danois. Un représentant local prend en charge les échanges avec Skattestyrelsen, les réponses aux demandes d’informations et la gestion des délais.
- Projet de croissance ou de restructuration au sein de la région nordique : si le Danemark constitue une étape dans une stratégie plus large couvrant les pays nordiques, un représentant TVA danois peut vous aider à harmoniser vos processus de facturation, de reporting et de gestion des numéros de TVA dans la région.
Au‑delà de ces cas typiques, il peut être judicieux de nommer volontairement un représentant TVA danois dès que :
- vous devez obtenir un numéro de TVA danois et déposer des déclarations périodiques (mensuelles, trimestrielles ou semestrielles selon votre chiffre d’affaires) ;
- vous facturez à la fois des clients danois assujettis et non assujettis, avec des règles de facturation différentes ;
- vous souhaitez sécuriser l’application du taux normal de TVA danoise (25 %) et vérifier l’éligibilité éventuelle à des exonérations spécifiques ;
- vous avez besoin d’un interlocuteur unique pour centraliser toutes les questions TVA liées à vos opérations au Danemark.
En résumé, même lorsque la représentation TVA n’est pas légalement obligatoire, la nomination volontaire d’un représentant danois est recommandée dès que votre activité dépasse des opérations ponctuelles et que vous recherchez une gestion sécurisée, fluide et conforme de la TVA sur le marché danois.
Représentation TVA pour le commerce électronique et les ventes à distance vers des clients danois
Le développement du commerce électronique vers le Danemark s’accompagne d’obligations TVA spécifiques pour les entreprises étrangères qui vendent à des clients danois. La désignation d’un représentant TVA danois peut fortement sécuriser ces opérations, en particulier pour les entreprises établies hors UE ou celles qui gèrent des volumes importants de ventes à distance.
Depuis la mise en place du guichet unique OSS dans l’UE, la plupart des ventes B2C de biens à des particuliers danois sont soumises à la TVA danoise dès lors que le seuil unique de 10 000 EUR de ventes transfrontalières B2C (tous pays de l’UE confondus) est dépassé. Au-delà de ce seuil, les ventes à des consommateurs danois doivent être taxées au taux danois applicable, principalement le taux normal de 25 %. Pour les entreprises non établies dans l’UE, la TVA danoise est en principe due dès la première vente à un client danois, sans seuil.
Dans ce contexte, la représentation TVA au Danemark joue plusieurs rôles clés pour les acteurs du e‑commerce :
- analyse du modèle de vente (site propre, marketplace, dropshipping, entrepôt au Danemark ou dans un autre État membre) afin de déterminer le lieu d’imposition et les obligations d’immatriculation danoise ;
- évaluation de l’intérêt d’utiliser les régimes OSS ou IOSS lorsque cela est possible, ou au contraire d’opter pour une immatriculation directe à la TVA danoise avec représentation locale ;
- mise en place des taux de TVA danois corrects dans les systèmes de boutique en ligne, ERP et plateformes de paiement (25 % pour la majorité des biens, en l’absence de taux réduit généralisé) ;
- gestion des obligations déclaratives périodiques au Danemark (déclarations TVA, listings, éventuelles déclarations intrastat lorsque des flux physiques de marchandises sont impliqués) ;
- assistance lors des contrôles ciblant les ventes à distance, un secteur particulièrement surveillé par l’administration fiscale danoise.
Pour les entreprises de pays tiers qui stockent des marchandises dans un entrepôt situé au Danemark ou dans un autre État membre avant expédition vers des clients danois, la nomination d’un représentant TVA danois est souvent indispensable. Celui‑ci s’assure que les mouvements de stock, les importations et les livraisons intracommunautaires sont correctement documentés et que la TVA danoise est auto‑liquidée ou facturée conformément aux règles en vigueur.
Les plateformes de e‑commerce et marketplaces qui facilitent les ventes à des consommateurs danois peuvent, dans certains cas, être réputées vendeurs aux fins de la TVA. Un représentant TVA danois aide alors à distinguer les ventes pour lesquelles la plateforme est considérée comme fournisseur et celles où elle agit seulement comme intermédiaire, afin d’éviter une double imposition ou, au contraire, une absence de taxation.
Enfin, la représentation TVA au Danemark est particulièrement utile pour :
- les boutiques en ligne non établies dans l’UE qui souhaitent proposer une expérience « livraison sans surprise » à leurs clients danois, en intégrant la TVA et, le cas échéant, les droits de douane dès la commande ;
- les entreprises qui dépassent rapidement le seuil de 10 000 EUR de ventes B2C intracommunautaires et doivent basculer vers la TVA danoise sans interrompre leurs ventes ;
- les acteurs qui vendent à la fois via leur propre site et via des marketplaces, avec des flux logistiques complexes (retours, échanges, ventes transfrontalières multiples).
En résumé, pour le commerce électronique et les ventes à distance vers des clients danois, un représentant TVA local permet de sécuriser la détermination du lieu d’imposition, l’application du taux de 25 %, la facturation, la déclaration et le paiement de la TVA, tout en assurant une communication fluide avec l’administration fiscale danoise et en limitant les risques de redressement.
Représentation TVA pour les services numériques et plateformes (MOSS/OSS/IOSS)
La fourniture de services numériques à des clients danois – qu’il s’agisse d’abonnements SaaS, d’applications, de jeux en ligne, de contenus vidéo ou musicaux, de services de cloud ou de plateformes – est soumise à la TVA danoise lorsque le lieu d’imposition se situe au Danemark. Le régime de guichet unique (OSS, anciennement MOSS) et le guichet unique à l’importation (IOSS) permettent de déclarer cette TVA sans devoir s’immatriculer dans chaque État membre. Néanmoins, dans certains cas, la désignation d’un représentant TVA au Danemark reste pertinente, voire nécessaire, pour sécuriser la conformité locale.
Pour les entreprises établies dans l’UE, les ventes de services électroniques, de télécommunication et de radiodiffusion à des consommateurs danois (B2C) sont en principe déclarées via le régime OSS dans l’État membre d’identification de l’entreprise. La TVA est alors due au taux danois de 25 %, mais payée via la déclaration OSS trimestrielle. L’entreprise n’a pas, en règle générale, l’obligation de s’immatriculer directement à la TVA au Danemark pour ces opérations, tant que toutes les ventes B2C intracommunautaires de biens et services éligibles restent correctement déclarées via OSS et que le seuil européen de 10 000 € de chiffre d’affaires annuel (tous États membres confondus) est dépassé ou que l’entreprise a opté pour OSS dès le premier euro.
Pour les entreprises établies hors UE, la situation est plus complexe. Elles peuvent utiliser le régime OSS non‑UE pour déclarer la TVA sur leurs services numériques fournis à des consommateurs danois. Toutefois, dès qu’elles exercent d’autres activités imposables au Danemark (par exemple, organisation d’événements physiques, prestations de services localisées au Danemark, présence d’un stock ou d’un établissement stable), une immatriculation TVA danoise distincte peut être exigée. Dans ce contexte, la désignation d’un représentant fiscal danois est fréquemment requise par l’administration fiscale, notamment pour les sociétés de pays tiers sans établissement dans l’UE.
Les plateformes numériques qui facilitent des ventes à des consommateurs danois doivent également prêter une attention particulière aux règles de « fournisseur réputé ». Dans certains cas, la plateforme est considérée comme achetant et revendant les services ou biens, devenant ainsi redevable de la TVA danoise à 25 %. Lorsque la plateforme est établie hors UE et qu’elle réalise des opérations imposables au Danemark, un représentant TVA local peut être nécessaire pour gérer l’immatriculation, la facturation conforme aux exigences danoises et la communication avec l’administration fiscale.
Le régime IOSS concerne principalement les ventes à distance de biens importés de pays tiers dans l’UE, pour des envois d’une valeur intrinsèque ne dépassant pas 150 €. Si une plateforme ou un fournisseur non établi dans l’UE vend à des consommateurs danois via IOSS, il doit désigner un intermédiaire établi dans l’UE, qui joue un rôle similaire à celui d’un représentant fiscal. Lorsque ces ventes ciblent de manière significative le marché danois, la coordination entre l’intermédiaire IOSS et un représentant TVA danois permet de sécuriser le traitement des importations, la détermination correcte de la base imposable et l’application du taux de 25 %.
Dans la pratique, un représentant TVA au Danemark pour les services numériques et plateformes intervient à plusieurs niveaux : analyse du modèle économique (plateforme, fournisseur direct, marketplace), vérification du lieu d’imposition des services, contrôle de l’éligibilité aux régimes OSS/IOSS, suivi des seuils et des obligations d’immatriculation locale, mise en place de la facturation conforme (mentions obligatoires, taux, devise, numérotation), préparation et dépôt des déclarations TVA danoises lorsque l’OSS ne couvre pas toutes les opérations, ainsi que gestion des éventuels contrôles et demandes d’information de l’administration fiscale danoise.
Le recours à un représentant TVA danois est particulièrement recommandé pour les entreprises de pays tiers qui combinent plusieurs canaux de vente (site direct, app‑store, marketplace), pour les plateformes qui gèrent des flux complexes entre vendeurs et acheteurs danois, et pour les groupes qui dépassent largement le seuil européen de 10 000 € de ventes B2C et doivent articuler une stratégie cohérente entre OSS, IOSS et immatriculations locales. Une représentation locale permet de réduire le risque d’erreurs de localisation des services, de mauvaise application du taux de 25 % ou de retard dans les déclarations, qui peuvent entraîner des intérêts de retard et des pénalités au Danemark.
Interaction entre la représentation TVA danoise et les procédures douanières / d’importation
Au Danemark, la représentation TVA est étroitement liée aux procédures douanières et aux formalités d’importation. Pour toute entreprise étrangère qui importe des marchandises sur le territoire danois, la question de savoir qui agit comme importateur officiel, qui est redevable de la TVA à l’importation et comment les déclarations sont effectuées auprès des autorités douanières et fiscales est centrale. Un représentant TVA danois joue souvent un rôle de coordination entre la douane, l’administration fiscale (Skattestyrelsen) et l’entreprise non établie.
Lorsqu’une entreprise non résidente fait entrer des biens au Danemark depuis un pays tiers, la TVA à l’importation est en principe due au taux standard de 25 %, calculée sur la valeur en douane augmentée des droits de douane et, le cas échéant, des frais accessoires. Si l’entreprise est immatriculée à la TVA au Danemark, cette TVA peut généralement être déduite dans la déclaration périodique, à condition que les documents d’importation soient correctement établis au numéro de TVA danois de l’entreprise (ou de son représentant TVA).
Le représentant TVA intervient notamment pour s’assurer que :
- le numéro de TVA danois correct figure sur les déclarations en douane et les documents d’importation,
- les codes douaniers, valeurs et origines des marchandises sont cohérents avec les règles danoises et européennes,
- la TVA à l’importation est correctement auto-liquidée ou acquittée, puis récupérée via la déclaration TVA, lorsque c’est possible,
- les flux physiques (logistique, entrepôts, transit) sont alignés avec les flux fiscaux (TVA, droits de douane, statistiques Intrastat).
Dans de nombreux schémas logistiques, le Danemark est utilisé comme point d’entrée pour des marchandises destinées à d’autres pays de l’UE. Dans ce cas, le représentant TVA danois aide à distinguer les importations suivies de livraisons intracommunautaires (souvent exonérées de TVA danoise si les conditions sont remplies) des importations destinées au marché local danois, qui déclenchent une TVA de 25 %. Une mauvaise qualification de ces flux peut entraîner un paiement double de TVA ou, à l’inverse, un risque de redressement et de pénalités.
Le représentant TVA peut également coordonner l’utilisation de régimes douaniers particuliers, par exemple le placement de marchandises en entrepôt sous douane ou en régime de transit, afin de différer le paiement de la TVA à l’importation jusqu’à la mise en libre pratique au Danemark. Il veille alors à la cohérence entre les sorties d’entrepôt, les facturations et les déclarations TVA, ce qui est essentiel pour éviter des écarts lors des contrôles.
Pour les entreprises de pays tiers qui ne disposent pas d’une structure locale, la désignation d’un représentant TVA danois est souvent un moyen pratique de centraliser l’ensemble des obligations liées à l’importation : obtention d’un numéro EORI, échanges avec les transitaires et les agents en douane, suivi des documents d’importation, contrôle des montants de TVA facturés par la douane, et intégration de ces données dans la comptabilité et les déclarations périodiques.
En cas de contrôle douanier ou de vérification conjointe douane/TVA, le représentant TVA sert d’interlocuteur principal pour expliquer la chaîne logistique, présenter les documents d’importation, les contrats de transport, les preuves de sortie vers d’autres États membres et les déclarations TVA correspondantes. Une bonne coordination entre la représentation TVA et les procédures douanières réduit significativement le risque de redressements, d’intérêts de retard et d’amendes liés à une mauvaise gestion de la TVA à l’importation au Danemark.
Processus de conformité TVA au Danemark étape par étape (de l’enregistrement au dépôt des déclarations)
Le respect des obligations TVA au Danemark suit un processus structuré, depuis l’analyse de la nécessité d’immatriculation jusqu’au dépôt régulier des déclarations et au paiement de la taxe. Ci‑dessous, un aperçu pratique des principales étapes pour rester conforme à la législation danoise.
1. Vérifier l’obligation d’immatriculation à la TVA danoise
La première étape consiste à déterminer si votre activité déclenche une obligation d’enregistrement à la TVA au Danemark. En règle générale, une entreprise doit s’immatriculer lorsque :
- elle réalise des livraisons de biens ou de services imposables au Danemark et que son chiffre d’affaires taxable au Danemark dépasse 50 000 DKK sur une période de 12 mois glissants, ou
- elle effectue des ventes à distance de biens à des consommateurs danois en dehors des régimes OSS/IOSS, ou
- elle réalise des importations ou des stocks au Danemark en vue de ventes locales.
Les entreprises établies hors du Danemark doivent également analyser si la désignation d’un représentant fiscal danois est obligatoire, en fonction de leur pays d’établissement et du type d’opérations réalisées.
2. Préparer les informations et documents pour l’enregistrement
Avant de déposer la demande d’immatriculation, il est nécessaire de rassembler les informations de base sur l’entreprise :
- dénomination légale, forme juridique et adresse complète
- numéro d’identification fiscale ou numéro de TVA dans le pays d’établissement
- description précise des activités prévues au Danemark (biens, services, commerce électronique, entrepôt, etc.)
- date de début des opérations imposables au Danemark
- coordonnées de la personne de contact et, le cas échéant, du représentant fiscal danois
- documents d’enregistrement de la société (extrait du registre du commerce, statuts, procurations).
3. Demande d’immatriculation TVA auprès de l’administration danoise
L’enregistrement à la TVA se fait auprès de l’administration fiscale danoise (Skattestyrelsen) via les portails en ligne officiels. Pour les entreprises étrangères, la procédure peut être réalisée directement ou par l’intermédiaire d’un représentant fiscal.
Lors de la demande, il convient notamment de préciser :
- le type d’enregistrement (activité commerciale, commerce électronique, entrepôt, etc.)
- la date souhaitée d’effet de l’immatriculation
- le régime de déclaration (mensuel, trimestriel ou semestriel), attribué par l’administration en fonction du volume d’activité attendu.
Une fois la demande acceptée, un numéro de TVA danois (CVR/SE) est attribué. Ce numéro doit figurer sur les factures, les déclarations et la correspondance avec l’administration.
4. Mise en place de la facturation conforme aux règles danoises
Après l’immatriculation, il est essentiel d’adapter les systèmes de facturation pour respecter les exigences locales :
- mention claire du numéro de TVA danois de l’entreprise (et, le cas échéant, de celui du client)
- application du taux normal de TVA de 25 % sur la plupart des biens et services imposables, sauf exonérations spécifiques prévues par la loi danoise
- indication de la base imposable, du montant de la TVA et du total TTC en DKK
- respect des règles de lieu de taxation (notamment pour les prestations de services transfrontalières et les ventes B2C).
Une facturation correcte est la base d’une comptabilité TVA fiable et réduit significativement le risque de redressements lors de contrôles.
5. Organisation de la comptabilité et des registres TVA
Les entreprises immatriculées au Danemark doivent tenir une comptabilité permettant de suivre précisément :
- la TVA collectée sur les ventes (sortante)
- la TVA déductible sur les achats et dépenses liés à l’activité imposable (entrante)
- les importations, acquisitions intracommunautaires et livraisons intracommunautaires
- les opérations exonérées ou hors champ, qui peuvent limiter le droit à déduction.
Les pièces justificatives (factures, contrats, documents de transport, déclarations douanières) doivent être conservées pendant la durée exigée par la réglementation danoise, afin de pouvoir être présentées en cas de contrôle.
6. Détermination de la période de déclaration et des échéances
Le Danemark applique des périodes de déclaration TVA généralement mensuelles, trimestrielles ou semestrielles, en fonction du chiffre d’affaires. L’administration attribue un régime par défaut, qui peut être ajusté si l’activité évolue.
Pour chaque période, l’entreprise doit respecter des délais précis pour :
- établir le calcul de la TVA due ou du crédit de TVA
- déposer la déclaration TVA via le portail en ligne
- effectuer le paiement de la TVA due en DKK.
Le non‑respect des échéances peut entraîner des intérêts de retard et des pénalités, même si le montant de TVA est faible.
7. Calcul de la TVA due et préparation de la déclaration
À la fin de chaque période, l’entreprise doit calculer la TVA à reverser ou le crédit à reporter. Ce calcul repose sur la différence entre :
- la TVA collectée sur les ventes imposables au Danemark
- la TVA déductible sur les achats et dépenses liés à ces ventes.
Il convient de vérifier :
- que les taux appliqués sont corrects (taux normal de 25 % ou exonération)
- que les règles de déduction sont respectées (notamment pour les dépenses mixtes ou partiellement liées à l’activité imposable)
- que les opérations transfrontalières sont correctement déclarées (acquisitions intracommunautaires, livraisons intracommunautaires, importations, ventes à distance).
8. Dépôt électronique de la déclaration TVA
Les déclarations TVA se déposent exclusivement par voie électronique via les systèmes en ligne de l’administration danoise. L’entreprise ou son représentant fiscal doit saisir les montants de TVA collectée, déductible et le solde à payer ou à reporter.
Avant la validation, il est recommandé de contrôler la cohérence des chiffres avec la comptabilité interne et, si nécessaire, de conserver un détail des calculs pour faciliter d’éventuelles demandes d’explication de l’administration.
9. Paiement de la TVA et gestion des crédits
Lorsque la déclaration fait apparaître un solde de TVA à payer, le règlement doit être effectué dans les délais impartis, généralement par virement bancaire en DKK sur le compte indiqué par l’administration. En cas de crédit de TVA, celui‑ci peut être :
- reporté sur la période suivante, ou
- remboursé, sous réserve des conditions et contrôles prévus par la législation danoise.
Une gestion rigoureuse des paiements évite les intérêts de retard et renforce la crédibilité de l’entreprise auprès de l’administration fiscale.
10. Corrections, contrôles et suivi continu de la conformité
Si des erreurs sont détectées après le dépôt d’une déclaration (omission de ventes, mauvaise application du taux, droit à déduction mal calculé), il est possible de corriger la situation via des déclarations rectificatives ou des ajustements sur les périodes suivantes, selon les règles en vigueur.
L’administration danoise peut procéder à des contrôles ciblés ou généraux. Dans ce cadre, l’entreprise doit être en mesure de présenter :
- ses registres TVA et sa comptabilité
- les factures et documents justificatifs
- les explications sur la qualification des opérations et les méthodes de calcul utilisées.
Un suivi régulier des évolutions de la réglementation danoise et européenne en matière de TVA est indispensable pour rester conforme, en particulier pour les entreprises actives dans le commerce électronique, les services numériques ou les opérations transfrontalières complexes.
Rôle et fonctions d’un représentant TVA au Danemark
Au Danemark, le représentant TVA agit comme interlocuteur officiel entre votre entreprise étrangère et l’administration fiscale danoise (Skattestyrelsen). Son rôle principal est de garantir que toutes les obligations en matière de TVA danoise sont correctement remplies, dans les délais et conformément à la législation locale.
Concrètement, le représentant TVA commence par accompagner votre société dans la phase d’analyse et de cadrage. Il vérifie si votre activité au Danemark entraîne une obligation d’immatriculation à la TVA danoise (par exemple en cas de ventes locales, de stockage de marchandises, de livraisons B2C ou de prestations de services imposables au Danemark). Sur cette base, il prépare et dépose la demande d’enregistrement TVA auprès de Skattestyrelsen, en veillant à la cohérence des informations juridiques et bancaires fournies.
Une fois le numéro de TVA danois obtenu, le représentant TVA assure la gestion courante de la conformité. Il détermine la périodicité des déclarations (mensuelle, trimestrielle ou semestrielle selon le chiffre d’affaires réalisé au Danemark) et met en place un calendrier de reporting. Il calcule la TVA collectée au taux standard de 25 % sur les ventes imposables, ainsi que la TVA déductible sur les achats et frais liés à l’activité danoise, puis prépare et soumet les déclarations via les portails en ligne de l’administration.
Le représentant TVA est également responsable du suivi des paiements et des remboursements. Il s’assure que les montants de TVA dus sont réglés dans les délais fixés par Skattestyrelsen, en évitant les intérêts de retard et les pénalités. Lorsque votre entreprise a un crédit de TVA, il suit la procédure de demande de remboursement, répond aux éventuelles demandes de précisions de l’administration et surveille le bon aboutissement du versement.
Une autre fonction essentielle du représentant TVA au Danemark est la gestion de la communication avec les autorités fiscales. Il reçoit et traite les courriers officiels, notifications, demandes de documentation et convocations à contrôle. Il prépare les réponses, rassemble les pièces justificatives (factures, contrats, preuves de transport, documents douaniers) et, si nécessaire, vous conseille sur les ajustements à apporter à vos processus de facturation ou de comptabilisation.
Dans le cadre des contrôles TVA et des vérifications ciblées, le représentant agit comme point de contact opérationnel. Il organise la mise à disposition des registres de TVA, des livres comptables et des rapports de ventes et d’achats relatifs au Danemark. Il peut également assister votre entreprise dans la correction de déclarations antérieures, la régularisation d’erreurs et la négociation d’éventuels plans de paiement en cas de redressement.
Le représentant TVA joue en outre un rôle de conseil préventif. Il vous informe des spécificités danoises en matière de facturation (mentions obligatoires, devise, numéro de TVA), de traitement des opérations intracommunautaires, d’importations et d’exportations, ainsi que des règles applicables au commerce électronique, aux plateformes numériques et aux ventes à distance vers des consommateurs danois. Il vous aide à structurer vos flux pour limiter les risques de double imposition ou de non-conformité.
Enfin, le représentant TVA contribue à la mise en place d’une organisation interne efficace. Il définit avec vous les modalités d’échange de données (fichiers de ventes, journaux de TVA, rapports ERP), les contrôles de cohérence à effectuer avant chaque dépôt de déclaration et les procédures de conservation des documents, afin de respecter les exigences de conservation danoise et de faciliter tout contrôle ultérieur.
En résumé, le représentant TVA au Danemark ne se limite pas à un rôle administratif. Il combine des fonctions de représentation légale, de gestion opérationnelle de la TVA, de communication avec Skattestyrelsen et de conseil stratégique, pour sécuriser durablement vos activités sur le marché danois.
Avantages de faire appel à un représentant TVA danois
Faire appel à un représentant TVA danois présente de nombreux avantages pour les entreprises étrangères qui exercent des activités taxables au Danemark, que ce soit via des ventes de biens, des prestations de services ou du commerce électronique. Au-delà du simple respect des obligations légales, un représentant local permet de sécuriser vos opérations, de réduire les risques fiscaux et de gagner du temps dans la gestion quotidienne de la TVA.
Le premier avantage est la maîtrise du cadre réglementaire danois. Le système de TVA au Danemark repose sur un taux normal de 25 % applicable à la quasi-totalité des biens et services, sans taux réduit ni super-réduit. Un représentant TVA danois connaît en détail les règles de territorialité, les cas d’exonération (par exemple pour certaines exportations ou prestations intracommunautaires), ainsi que les spécificités sectorielles. Il peut ainsi déterminer correctement le lieu d’imposition, qualifier les opérations et éviter les erreurs de facturation qui entraînent souvent des redressements coûteux.
Un deuxième avantage réside dans la sécurisation de la conformité et la réduction des risques de sanctions. L’administration fiscale danoise (Skattestyrelsen) applique des pénalités en cas de retard ou d’erreur dans les déclarations de TVA, ainsi que des intérêts sur les montants non acquittés. Un représentant TVA veille au respect des échéances de dépôt (mensuelles, trimestrielles ou semestrielles selon le volume d’affaires) et au paiement dans les délais, en s’assurant que toutes les opérations imposables sont correctement déclarées et que les droits à déduction sont exercés de manière conforme. Cela permet de limiter les risques de contrôles approfondis, de redressements et de blocages administratifs.
Le recours à un représentant danois offre également un gain de temps et de ressources internes. La TVA danoise implique la gestion de plusieurs obligations : immatriculation, mise à jour des données de l’entreprise, émission de factures conformes aux exigences locales, suivi des seuils (par exemple pour les ventes à distance B2C vers le Danemark lorsque l’on n’utilise pas les régimes OSS/IOSS), préparation des déclarations et archivage des documents. En externalisant ces tâches à un professionnel local, vos équipes peuvent se concentrer sur le développement commercial, la logistique ou le service client, tout en bénéficiant de processus standardisés et d’outils numériques adaptés aux portails danois.
Un autre avantage important est la communication facilitée avec l’administration fiscale danoise. La plupart des échanges avec Skattestyrelsen se font en danois et via des plateformes en ligne spécifiques. Le représentant TVA agit comme interlocuteur direct : il reçoit les notifications, répond aux demandes d’informations, prépare les dossiers en cas de contrôle et explique, le cas échéant, la structure de vos opérations transfrontalières. Cette interface locale réduit les malentendus linguistiques et culturels, accélère le traitement des dossiers et améliore la relation avec l’administration.
Pour les entreprises établies hors de l’Union européenne, la désignation d’un représentant TVA danois peut également présenter un avantage stratégique en matière de crédibilité et de confiance. Disposer d’un partenaire local reconnu rassure les clients danois, les fournisseurs et les partenaires logistiques, qui savent que les aspects fiscaux sont gérés par un spécialiste connaissant les pratiques locales. Cela peut faciliter l’ouverture de comptes, la conclusion de contrats et l’intégration dans les chaînes d’approvisionnement régionales.
Un représentant TVA danois contribue en outre à optimiser la gestion de la trésorerie liée à la TVA. En s’assurant que les factures comportent les mentions obligatoires, que les taux sont correctement appliqués et que les droits à déduction sont exercés dans les délais, il aide à éviter les situations de TVA indûment facturée ou non récupérée. Il peut également conseiller sur la structuration des flux (importations, livraisons intracommunautaires, ventes en ligne) afin de limiter les avances de trésorerie et de réduire les coûts administratifs associés.
Enfin, la présence d’un représentant TVA danois offre une flexibilité accrue en cas d’évolution de votre activité. En cas de changement de modèle économique (passage à la vente directe B2C, utilisation de plateformes en ligne, développement d’un entrepôt au Danemark, augmentation significative du chiffre d’affaires local), il peut adapter rapidement les procédures de déclaration, mettre à jour les enregistrements et vous informer des impacts fiscaux. Cette capacité d’anticipation est essentielle pour rester conforme dans un environnement réglementaire européen en constante évolution.
En résumé, faire appel à un représentant TVA danois ne se limite pas à remplir une obligation formelle : c’est un levier de sécurité fiscale, d’efficacité opérationnelle et de développement durable de vos activités au Danemark. Pour toute entreprise étrangère souhaitant s’implanter ou se développer sur le marché danois, l’accompagnement par un spécialiste local de la TVA constitue un atout décisif.
Services typiquement proposés par un représentant fiscal au Danemark
Un représentant fiscal au Danemark accompagne généralement les entreprises étrangères sur l’ensemble du cycle de conformité TVA danoise, depuis l’analyse des obligations jusqu’au dépôt des déclarations et la communication avec l’administration fiscale (Skattestyrelsen). Les services proposés couvrent à la fois les aspects stratégiques et les tâches opérationnelles du quotidien.
En pratique, un mandat de représentation fiscale au Danemark inclut le plus souvent :
Analyse des obligations et enregistrement à la TVA danoise
Le représentant fiscal commence par vérifier si l’entreprise étrangère doit s’immatriculer à la TVA au Danemark, par exemple en cas de ventes B2C à des clients danois, de stock local, d’importations ou de prestations de services taxables. Il conseille sur le choix du régime approprié (immatriculation locale danoise, recours éventuel à OSS/IOSS pour le e‑commerce) et prépare le dossier d’enregistrement à la TVA auprès de Skattestyrelsen, y compris l’obtention d’un numéro CVR et d’un numéro SE le cas échéant.
Gestion courante de la TVA et déclarations périodiques
Le cœur de la mission consiste à assurer la conformité TVA au jour le jour. Le représentant fiscal :
- contrôle la correcte application du taux standard de 25 % sur les opérations taxables au Danemark et l’éventuelle exonération de certaines opérations (exportations, livraisons intracommunautaires, etc.)
- met en place des procédures pour distinguer les opérations imposables, exonérées et hors champ danois
- prépare et dépose les déclarations de TVA dans les délais applicables (mensuels, trimestriels ou semestriels selon le chiffre d’affaires et le régime attribué par Skattestyrelsen)
- calcule la TVA déductible sur les achats et investissements réalisés au Danemark, en tenant compte des restrictions de déduction (par exemple sur certaines dépenses de représentation)
- gère les paiements de TVA à l’administration danoise et le suivi des éventuels remboursements de crédit de TVA
Facturation, comptabilisation et contrôles internes
Un représentant fiscal danois conseille également sur la bonne structuration de la facturation :
- vérification des mentions obligatoires sur les factures émises à des clients danois (numéro de TVA, description des biens ou services, taux et montant de TVA, lieu de livraison, etc.)
- mise en place de plans de comptes et de schémas comptables adaptés aux spécificités de la TVA danoise
- recommandations sur l’archivage des pièces justificatives et la conservation des données, afin de répondre aux exigences de Skattestyrelsen en cas de contrôle
Représentation vis‑à‑vis de Skattestyrelsen
Le représentant fiscal agit comme interlocuteur officiel de l’entreprise étrangère auprès de l’administration danoise. Il reçoit et traite les courriers, demandes d’informations et notifications, répond aux questions de Skattestyrelsen, assiste à d’éventuels entretiens ou contrôles et aide à régulariser les situations passées (déclarations rectificatives, intérêts, pénalités). Cette interface locale permet de limiter les risques de malentendus linguistiques ou techniques et de sécuriser la relation avec l’administration.
Accompagnement spécifique pour le commerce électronique et les plateformes
Pour les acteurs du e‑commerce et des services numériques, un représentant fiscal au Danemark propose souvent des services dédiés :
- analyse des flux B2C vers les consommateurs danois et détermination du lieu d’imposition
- coordination entre l’immatriculation danoise et les régimes OSS/IOSS pour les ventes à distance intracommunautaires et les importations de faible valeur
- mise en conformité des marketplaces et plateformes soumises à des obligations particulières en matière de TVA (responsabilité présumée, collecte et déclaration de la TVA sur certaines ventes réalisées via la plateforme)
Conseil stratégique et veille réglementaire
Au‑delà de la simple conformité, un représentant fiscal danois fournit un accompagnement de conseil :
- analyse de la chaîne logistique (stockage au Danemark, ventes intracommunautaires, importations) pour optimiser la gestion de la TVA
- évaluation de l’impact des changements de législation danoise ou européenne sur les opérations de l’entreprise
- mise à jour régulière des procédures internes afin de rester aligné sur les dernières exigences de Skattestyrelsen
Certains représentants fiscaux proposent enfin des services complémentaires, comme la préparation de rapports statistiques liés aux échanges intracommunautaires, l’assistance lors de restructurations (création ou fermeture d’entités, transferts d’activités) ou la coordination avec des conseillers fiscaux dans d’autres pays de l’UE pour assurer une approche cohérente de la TVA à l’échelle européenne.
Responsabilités et obligations du représentant TVA danois
Au Danemark, le représentant TVA agit comme interlocuteur officiel entre l’entreprise étrangère et l’administration fiscale danoise (Skattestyrelsen). Ses responsabilités et obligations sont encadrées par la législation danoise sur la TVA et impliquent à la fois des tâches administratives, déclaratives et de conformité, souvent assorties d’une responsabilité financière solidaire.
La première obligation essentielle du représentant TVA danois est de veiller à l’immatriculation correcte de l’entreprise étrangère à la TVA danoise. Il doit s’assurer que la demande d’enregistrement est déposée avant le début des opérations taxables au Danemark, que le bon régime est choisi (par exemple, régime mensuel, trimestriel ou semestriel selon le chiffre d’affaires) et que toutes les informations légales sur l’entreprise (statuts, extrait du registre, numéro d’identification, structure de propriété) sont complètes et à jour.
Une fois l’entreprise enregistrée, le représentant est responsable de la tenue d’une comptabilité TVA conforme aux règles danoises. Cela implique de contrôler la correcte application du taux normal de 25 % sur la plupart des biens et services, d’identifier les opérations exonérées (par exemple certains services financiers ou de santé) et de gérer les cas particuliers comme les livraisons intracommunautaires, les acquisitions intracommunautaires ou les importations. Il doit veiller à ce que les factures émises et reçues respectent les exigences formelles danoises (mentions obligatoires, numéro de TVA, date, base imposable, taux et montant de TVA).
Le représentant TVA a également l’obligation de préparer et déposer dans les délais les déclarations de TVA au nom de l’entreprise. La périodicité dépend du volume d’affaires au Danemark : les entreprises avec un chiffre d’affaires élevé sont généralement soumises à des déclarations mensuelles, tandis que les entreprises plus petites peuvent déclarer trimestriellement ou semestriellement. Le représentant doit calculer la TVA due, la TVA déductible, gérer les éventuels crédits de TVA et s’assurer que les paiements sont effectués dans les délais fixés par Skattestyrelsen afin d’éviter intérêts et pénalités.
En parallèle, il doit conserver et archiver la documentation comptable et fiscale relative aux opérations danoises pendant la durée minimale exigée par la loi danoise. Cela inclut les factures, contrats, preuves de transport pour les livraisons intracommunautaires, déclarations de TVA, justificatifs de calcul des montants déclarés, ainsi que toute correspondance avec l’administration fiscale. Le représentant doit être en mesure de présenter ces documents en cas de contrôle, dans les formats et délais demandés.
Une autre responsabilité clé du représentant TVA danois est la communication avec Skattestyrelsen. Il reçoit et traite les notifications, demandes d’informations, rappels de paiement ou avis de contrôle. Il doit répondre de manière précise et dans les délais aux demandes de l’administration, coordonner la collecte des informations auprès de l’entreprise représentée et, le cas échéant, négocier ou clarifier les points techniques avec les autorités fiscales. Il agit ainsi comme point de contact permanent sur le territoire danois.
Dans de nombreux cas, le représentant TVA au Danemark assume une responsabilité solidaire pour le paiement de la TVA due par l’entreprise étrangère. Cela signifie qu’en cas de non-paiement, l’administration peut se retourner contre le représentant pour recouvrer les montants de TVA, intérêts et pénalités. Cette responsabilité financière renforce l’obligation du représentant de mettre en place des procédures de contrôle interne, de vérifier la cohérence des données fournies par le client et de signaler rapidement tout risque de non-conformité.
Le représentant doit également suivre l’évolution de la législation et de la pratique administrative danoises en matière de TVA. Il lui incombe d’anticiper les impacts des changements de règles sur les opérations de l’entreprise (par exemple, modifications des seuils d’enregistrement, ajustements des obligations de déclaration pour le commerce électronique, nouvelles exigences de facturation électronique) et de recommander les adaptations nécessaires des processus internes, des systèmes de facturation et des contrats.
Dans le contexte spécifique du commerce électronique, des ventes à distance et des services numériques, le représentant TVA danois doit s’assurer que l’entreprise applique correctement les régimes OSS/IOSS ou, lorsque ceux-ci ne sont pas utilisés, les règles nationales danoises. Il doit contrôler le respect des seuils pertinents, la bonne ventilation des ventes par pays de consommation et la cohérence entre les données de plateformes, les systèmes de paiement et les déclarations TVA déposées au Danemark.
Enfin, le représentant TVA a l’obligation de conseiller l’entreprise représentée sur les bonnes pratiques de conformité au Danemark. Sans se substituer nécessairement à un conseil fiscal global, il doit attirer l’attention sur les risques spécifiques liés aux opérations danoises (par exemple, établissement stable potentiel, traitement des stocks en consignation, opérations triangulaires, prestations de services complexes) et proposer des solutions opérationnelles pour sécuriser la position TVA de l’entreprise sur le marché danois.
Documents et informations nécessaires pour désigner un représentant TVA
La désignation d’un représentant TVA au Danemark nécessite la transmission d’un ensemble précis de documents et d’informations à l’administration fiscale danoise (Skattestyrelsen) ainsi qu’au représentant lui‑même. Une préparation rigoureuse de ce dossier permet d’accélérer l’obtention du numéro de TVA danois et de limiter les demandes complémentaires.
Informations d’identification de l’entreprise
En premier lieu, les autorités danoises exigent les données juridiques complètes de l’entreprise étrangère qui souhaite s’enregistrer à la TVA au Danemark :
- Dénomination sociale complète, telle qu’enregistrée dans le registre du pays d’établissement
- Forme juridique (par exemple : SA, SAS, SARL, GmbH, Ltd, etc.)
- Adresse du siège social et, le cas échéant, adresses des établissements stables dans d’autres pays
- Numéro d’identification fiscale national (par exemple SIREN/SIRET, numéro d’entreprise, NIF, etc.)
- Numéro de TVA intracommunautaire, si l’entreprise est établie dans un autre État membre de l’UE
- Coordonnées de contact : téléphone, e‑mail, personne de contact opérationnelle et personne de contact comptable
Documents juridiques et d’enregistrement
Pour prouver l’existence légale de l’entreprise et la capacité de ses représentants à engager la société, il est généralement demandé :
- Un extrait récent du registre du commerce ou de l’équivalent officiel du pays d’origine (souvent de moins de 3 mois)
- Les statuts ou l’acte constitutif de la société, ou un document équivalent
- Une liste actualisée des dirigeants ou administrateurs habilités à signer (gérant, directeur général, membres du conseil d’administration)
- Une copie d’une pièce d’identité officielle (passeport ou carte d’identité) des signataires autorisés
Selon le pays d’origine, ces documents peuvent devoir être fournis avec une traduction en anglais ou en danois, et parfois avec une apostille ou une légalisation, en particulier pour les entreprises établies hors UE.
Description de l’activité imposable au Danemark
Les autorités danoises exigent une description claire des opérations envisagées sur le territoire danois, afin de déterminer les obligations TVA et la nécessité d’un représentant :
- Description détaillée des biens ou services fournis à des clients danois
- Indication des types de clients visés : entreprises (B2B), consommateurs finaux (B2C) ou les deux
- Canaux de vente utilisés : commerce électronique, ventes à distance, plateforme en ligne, distribution physique, installation ou montage, etc.
- Estimation du chiffre d’affaires annuel attendu au Danemark, en couronnes danoises (DKK)
- Indication de la présence ou non d’un établissement stable, d’un stock ou d’un entrepôt sur le territoire danois
Informations bancaires et financières
Pour la gestion pratique des paiements et remboursements de TVA, il est nécessaire de fournir :
- Coordonnées bancaires complètes (IBAN et BIC/SWIFT) du compte sur lequel les remboursements de TVA danoise pourront être versés
- Nom et adresse de la banque
- Devise principale de tenue de compte
Dans certains cas, le représentant TVA peut utiliser son propre compte séquestre pour centraliser les paiements de TVA, ce qui doit alors être formalisé contractuellement entre l’entreprise et le représentant.
Mandat de représentation TVA
La nomination d’un représentant TVA danois doit être formalisée par un mandat écrit, signé par une personne habilitée à engager l’entreprise. Ce mandat doit généralement préciser :
- L’identité complète de l’entreprise représentée et du représentant TVA danois (y compris leur numéro de TVA le cas échéant)
- L’étendue de la représentation : enregistrement à la TVA, dépôt des déclarations périodiques, communication avec Skattestyrelsen, gestion des contrôles, etc.
- La durée du mandat et les modalités de résiliation
- La mention des responsabilités partagées ou solidaires en matière de TVA, selon le cadre légal applicable
Ce mandat peut être exigé par Skattestyrelsen pour valider l’accès du représentant aux portails en ligne et aux données fiscales de l’entreprise.
Justificatifs d’activité et de flux commerciaux
Pour certains secteurs ou schémas d’activité, l’administration danoise peut demander des pièces complémentaires afin de mieux comprendre les flux de biens et de services :
- Contrats types avec les clients danois ou avec les plateformes de vente
- Contrats logistiques (entreposage, fulfillment, dropshipping, etc.)
- Schémas de flux (facturation, livraison, importation, stockage) indiquant les pays de départ et de destination
- Le cas échéant, autorisations douanières ou numéros EORI utilisés pour les importations au Danemark
Ces éléments permettent de déterminer si l’entreprise doit, par exemple, déclarer la TVA danoise à 25 % sur ses ventes locales, ou si certains régimes spécifiques (OSS, IOSS, ventes à distance, importations) s’appliquent.
Documents spécifiques pour les entreprises hors UE
Les entreprises établies en dehors de l’Union européenne sont plus fréquemment tenues de désigner un représentant TVA au Danemark. Dans ce cas, des exigences supplémentaires peuvent s’appliquer :
- Preuve d’enregistrement fiscal dans le pays tiers (certificat de résidence fiscale, certificat d’immatriculation fiscale)
- Documents d’identité supplémentaires des bénéficiaires effectifs, dans le cadre des obligations de lutte contre le blanchiment
- Le cas échéant, attestations de non‑établissement dans l’UE ou au Danemark
Le représentant TVA danois peut également être amené à effectuer des vérifications KYC (Know Your Customer) et à conserver ces documents pour se conformer à la réglementation danoise et européenne.
Format, langue et transmission des documents
Les documents sont généralement acceptés sous format électronique (PDF) de bonne qualité. Skattestyrelsen accepte les documents en danois ou en anglais ; pour d’autres langues, une traduction certifiée peut être requise. Le représentant TVA danois coordonne habituellement :
- La collecte des documents auprès de l’entreprise
- La vérification de leur conformité (dates, signatures, légalisations éventuelles)
- Le dépôt de la demande d’enregistrement TVA via les portails en ligne danois
Une préparation complète de ces documents et informations en amont réduit significativement les délais de traitement et facilite la mise en conformité TVA de l’entreprise au Danemark.
Coopération avec l’administration fiscale danoise (SKAT) via un représentant fiscal
La coopération avec l’administration fiscale danoise, Skattestyrelsen (souvent encore appelée SKAT), est au cœur du rôle d’un représentant fiscal au Danemark. Pour une entreprise étrangère, ce représentant devient l’interlocuteur principal des autorités danoises pour toutes les questions liées à la TVA, à l’enregistrement et au respect des obligations déclaratives.
Concrètement, le représentant fiscal gère l’ensemble des échanges formels avec Skattestyrelsen. Il crée et administre le profil de l’entreprise sur les portails en ligne danois, notamment TastSelv Erhverv, qui est utilisé pour déposer les déclarations de TVA, consulter le compte fiscal de l’entreprise, suivre les remboursements et les éventuelles dettes fiscales. Grâce à un mandat, il peut agir au nom de l’entreprise pour soumettre les déclarations périodiques, corriger des erreurs et répondre aux demandes d’informations complémentaires.
Le représentant veille au respect des échéances de dépôt et de paiement de la TVA, qui varient selon le volume d’affaires au Danemark. Les entreprises de plus grande taille déposent généralement des déclarations mensuelles, tandis que les entreprises avec un chiffre d’affaires plus modeste peuvent être soumises à des déclarations trimestrielles ou semestrielles. Le représentant fiscal surveille ces seuils, adapte la fréquence déclarative si nécessaire et s’assure que les paiements de TVA sont effectués dans les délais afin d’éviter intérêts de retard et amendes.
Dans le cadre de cette coopération, le représentant fiscal joue également un rôle de traducteur et de médiateur. La plupart des communications officielles de Skattestyrelsen sont émises en danois. Le représentant interprète ces courriers, e-mails et notifications, explique à l’entreprise étrangère la portée des demandes de l’administration et prépare des réponses complètes et conformes au droit danois. Cela inclut, par exemple, la justification de déductions de TVA, la documentation des opérations intracommunautaires ou la clarification du traitement TVA de certaines prestations de services.
En cas de contrôle ou de vérification ciblée, la coopération avec Skattestyrelsen devient encore plus structurée. Le représentant fiscal coordonne la collecte des pièces justificatives (factures, contrats, preuves de transport, documents d’importation, relevés comptables) et les transmet à l’administration dans le format attendu. Il participe aux échanges, que ceux-ci se déroulent par écrit, par téléphone ou lors de réunions, et veille à ce que la position de l’entreprise soit correctement présentée et argumentée sur le plan juridique et comptable.
Le représentant fiscal suit également les évolutions de la législation danoise en matière de TVA, notamment les changements de taux, de règles de facturation ou de seuils d’enregistrement, et anticipe leur impact sur la situation de l’entreprise. Il peut, le cas échéant, demander des clarifications ou des rescrits auprès de Skattestyrelsen lorsque le traitement d’une opération complexe n’est pas clairement défini, afin de sécuriser la position fiscale de l’entreprise et de limiter les risques de redressement ultérieur.
Enfin, la coopération quotidienne avec Skattestyrelsen via un représentant fiscal permet une gestion plus fluide des aspects pratiques : mise à jour des données d’identification de l’entreprise (adresse, forme juridique, activités), gestion des remboursements de TVA danoise, régularisation d’erreurs déclaratives passées, ou encore clôture de l’enregistrement TVA en cas de cessation d’activité au Danemark. Cette interface professionnelle et permanente avec l’administration fiscale danoise constitue un élément clé de la conformité et de la sécurité juridique pour toute entreprise étrangère opérant sur le marché danois.
Gestion des contrôles TVA et des vérifications fiscales avec un représentant danois
Les contrôles TVA et les vérifications fiscales menés par l’administration danoise (Skattestyrelsen) font partie intégrante de l’activité de toute entreprise opérant au Danemark. Disposer d’un représentant danois expérimenté permet de préparer ces contrôles, de limiter les risques d’ajustements et de sécuriser vos positions fiscales, en particulier lorsque vous êtes établi hors du Danemark.
Les autorités danoises peuvent déclencher un contrôle pour plusieurs raisons : incohérences entre vos déclarations de TVA et les données dont dispose l’administration, demandes de remboursement de TVA importantes, activité de commerce électronique vers des clients danois, opérations intracommunautaires ou importations régulières. Le contrôle peut porter sur une période déterminée et couvrir l’ensemble de vos obligations : immatriculation, facturation, taux de TVA appliqués (taux normal de 25 %), déclarations périodiques, listes récapitulatives, documentation douanière et preuves de transport.
Le représentant TVA danois joue un rôle central dès la phase de préparation. Il vérifie la cohérence des déclarations déjà déposées, identifie les zones de risque (par exemple la qualification des opérations B2B/B2C, les exonérations, les ventes à distance, les services électroniques) et rassemble les pièces justificatives nécessaires : factures clients et fournisseurs, contrats, documents d’expédition, déclarations d’importation, relevés bancaires et correspondances avec Skattestyrelsen. Il s’assure également que la numérotation des factures, les mentions obligatoires et la conservation des documents respectent les exigences danoises.
Lorsqu’un contrôle est annoncé, la communication avec Skattestyrelsen se fait principalement par voie électronique via les portails en ligne de l’administration. Le représentant agit comme interlocuteur unique : il reçoit les demandes d’informations, y répond dans les délais impartis, organise les échanges de documents et, le cas échéant, prépare les réunions (sur place ou à distance) avec les inspecteurs. Pour les entreprises non résidentes, cette interface locale est essentielle pour surmonter les barrières linguistiques, comprendre la terminologie fiscale danoise et éviter les malentendus sur la portée du contrôle.
Pendant le contrôle, le représentant veille à ce que les informations transmises soient complètes, cohérentes et conformes à la législation danoise. Il peut expliquer à l’administration la structure de votre activité, vos flux logistiques, vos modèles de facturation ou encore l’utilisation de régimes particuliers (commerce électronique, plateformes, ventes à distance, importations). Il contribue à documenter le traitement TVA retenu pour chaque type d’opération, ce qui réduit le risque de requalification et de redressement.
Si Skattestyrelsen identifie des erreurs ou des omissions, le représentant analyse les constats, vérifie les calculs et discute, lorsque cela est possible, des ajustements proposés. Il peut recommander de déposer des déclarations rectificatives, de régulariser spontanément certaines périodes ou de mettre à jour vos procédures internes (par exemple la vérification des numéros de TVA intracommunautaires, la gestion des seuils de vente à distance ou la ventilation des opérations par taux). Son objectif est de limiter les intérêts et pénalités, tout en rétablissant une situation conforme pour l’avenir.
Au-delà du contrôle lui-même, un représentant danois aide à tirer des enseignements pratiques de la vérification. Il peut mettre en place un calendrier de conformité adapté à vos obligations (fréquence des déclarations, délais de paiement de la TVA, suivi des remboursements), formaliser des check-lists de clôture périodique et proposer des ajustements dans vos systèmes comptables ou ERP pour fiabiliser la collecte des données TVA. Cette approche préventive réduit la probabilité de futurs contrôles ciblés et renforce la crédibilité de votre entreprise auprès de l’administration fiscale danoise.
En résumé, la gestion des contrôles TVA au Danemark avec un représentant local ne se limite pas à répondre aux demandes de l’administration. Elle consiste à anticiper, structurer et sécuriser l’ensemble du processus de vérification, afin de protéger votre entreprise contre les risques financiers et réputationnels, tout en garantissant une conformité durable au cadre fiscal danois.
Sanctions et risques liés à l’activité au Danemark sans représentation TVA obligatoire
Exercer une activité taxable au Danemark sans désigner un représentant TVA alors que cela est obligatoire expose l’entreprise à une combinaison de risques fiscaux, financiers et opérationnels. L’administration fiscale danoise (Skattestyrelsen) dispose de pouvoirs étendus pour rectifier, taxer d’office, appliquer des intérêts et infliger des amendes lorsque les règles de représentation ne sont pas respectées.
Le premier risque est l’immatriculation rétroactive à la TVA danoise. Si une entreprise étrangère aurait dû être enregistrée et, le cas échéant, nommer un représentant TVA, Skattestyrelsen peut procéder à une inscription d’office avec effet rétroactif. Dans ce cas, l’entreprise reste redevable de la TVA danoise sur l’ensemble des opérations imposables réalisées au Danemark depuis la date à laquelle l’obligation d’enregistrement est née, même si aucune TVA n’a été facturée aux clients.
À cette dette de TVA peuvent s’ajouter des intérêts de retard calculés sur la base des montants dus, ainsi que des majorations pour dépôt tardif ou absence de dépôt des déclarations. Les amendes administratives peuvent être appliquées par période de déclaration manquante ou incorrecte, ce qui peut rapidement représenter des montants significatifs pour une entreprise active depuis plusieurs années sans représentation TVA conforme.
Le non-respect de l’obligation de représentation TVA peut également entraîner la remise en cause du droit à déduction. Lorsque l’entreprise n’est pas correctement enregistrée ou n’a pas désigné de représentant alors que cela est requis, Skattestyrelsen peut refuser la déduction de la TVA sur les achats et frais liés aux activités au Danemark. L’entreprise supporte alors la TVA en coût définitif, en plus de la TVA due sur ses ventes.
Sur le plan opérationnel, l’absence de représentant TVA peut compliquer, voire bloquer, certaines activités au Danemark. Les autorités douanières et fiscales peuvent retarder ou refuser le dédouanement de marchandises importées, demander des garanties financières supplémentaires ou exiger la régularisation immédiate de la situation TVA avant de permettre la poursuite des opérations. Dans les cas les plus graves, l’entreprise peut se voir interdire temporairement de réaliser des ventes ou des livraisons sur le territoire danois.
Il existe également un risque de responsabilité personnelle pour le représentant légal ou les dirigeants de l’entreprise dans certains scénarios de fraude ou de manquements graves et répétés. Même si la responsabilité principale reste celle de la société, Skattestyrelsen peut engager des procédures renforcées lorsque l’absence de représentation TVA s’accompagne de dissimulation volontaire, de facturation irrégulière ou de non-coopération lors des contrôles.
Enfin, l’entreprise s’expose à une détérioration de sa relation avec l’administration fiscale danoise. Une situation irrégulière découverte lors d’un contrôle peut conduire à une surveillance accrue, à des demandes de documentation plus fréquentes et à une moindre tolérance en cas d’erreurs futures. Cela peut également nuire à la crédibilité de l’entreprise auprès de ses partenaires danois, qui peuvent hésiter à collaborer avec un fournisseur ou prestataire ne respectant pas les règles locales.
En résumé, exercer une activité taxable au Danemark sans représentation TVA obligatoire ne se limite pas à un simple risque d’amende ponctuelle. Il s’agit d’un risque global combinant dette de TVA rétroactive, intérêts, sanctions administratives, blocages logistiques et atteinte à la réputation. La désignation correcte et en temps utile d’un représentant TVA danois permet de réduire considérablement ces risques et de sécuriser l’accès au marché danois sur le long terme.
Comment choisir un représentant TVA fiable au Danemark : critères essentiels
Le choix d’un représentant TVA au Danemark est une décision stratégique qui impacte directement votre conformité fiscale, vos flux de trésorerie et la sécurité de vos opérations. Un bon partenaire doit combiner expertise technique, connaissance pratique de l’administration danoise (Skattestyrelsen) et capacité à accompagner votre activité sur le long terme.
1. Compétences techniques et expérience au Danemark
Un représentant TVA fiable doit maîtriser en détail la législation danoise sur la taxe sur la valeur ajoutée, notamment le taux normal de 25 %, les règles de déductibilité, les obligations de facturation et les spécificités sectorielles (commerce électronique, services numériques, prestations B2B/B2C, importations). Vérifiez :
- le nombre d’années d’expérience en matière de TVA danoise et internationale
- la connaissance pratique des procédures d’enregistrement, de dépôt des déclarations et de remboursement de TVA
- la capacité à gérer des cas complexes : ventes à distance, plateformes, entrepôts au Danemark, opérations triangulaires, etc.
2. Autorisation et statut vis-à-vis de l’administration danoise
Le représentant doit être en mesure d’agir officiellement auprès de Skattestyrelsen en votre nom. Il est recommandé de choisir une structure :
- immatriculée au Danemark et disposant d’un numéro CVR valide
- habituée à utiliser les portails en ligne danois (TastSelv Erhverv, E-tax for businesses)
- capable de présenter des références de contrôles fiscaux déjà gérés avec succès
Demandez si le cabinet est soumis à une réglementation professionnelle locale (ordre des experts-comptables, association de conseillers fiscaux) et quelles sont ses procédures internes de contrôle qualité.
3. Couverture des services et niveau d’accompagnement
Un bon représentant TVA ne se limite pas au dépôt des déclarations. Pour sécuriser vos opérations, il est utile qu’il propose :
- l’analyse de vos flux commerciaux pour déterminer correctement les lieux d’imposition
- la gestion complète de l’enregistrement TVA danois (demande de numéro, mises à jour des données)
- la préparation et le dépôt des déclarations périodiques de TVA, des listings et éventuelles déclarations intrastat
- l’assistance lors des contrôles et demandes d’informations de Skattestyrelsen
- le suivi des paiements, remboursements et éventuelles pénalités
Clarifiez si le cabinet offre un interlocuteur dédié, des réunions de suivi régulières et un support en plusieurs langues (français, anglais, danois), ce qui facilite la communication et la compréhension des obligations.
4. Maîtrise des secteurs e-commerce, OSS/IOSS et services numériques
Si vous vendez à des clients danois via internet ou des plateformes, assurez-vous que le représentant :
- connaît les règles de TVA applicables aux ventes à distance B2C vers le Danemark
- maîtrise les régimes OSS et IOSS et leur interaction avec un enregistrement TVA local
- comprend les spécificités des services électroniques, logiciels, abonnements et plateformes intermédiaires
Cette expertise est essentielle pour éviter les doubles impositions, les erreurs de taux ou les omissions d’enregistrement.
5. Outils numériques, sécurité et qualité des données
La gestion de la TVA danoise repose fortement sur les échanges électroniques avec l’administration. Un représentant fiable doit disposer :
- d’outils comptables et fiscaux compatibles avec les exigences danoises
- de procédures sécurisées pour l’échange de documents (portail client, chiffrement, authentification forte)
- d’un système d’archivage conforme aux délais de conservation danois
Interrogez-le sur la fréquence des sauvegardes, la localisation des serveurs et les mesures de protection des données, notamment si vous traitez des volumes importants de factures ou de données clients.
6. Transparence des honoraires et modèle de facturation
Un critère clé est la clarté des coûts. Demandez un descriptif détaillé des prestations incluses et exclues, par exemple :
- frais fixes pour l’enregistrement TVA et la mise en place
- honoraires récurrents pour le dépôt des déclarations (mensuelles, trimestrielles ou annuelles selon votre cas)
- tarifs pour les services additionnels : réponses aux contrôles, conseils ad hoc, régularisations rétroactives
Privilégiez un modèle de rémunération transparent, sans frais cachés, avec des conditions claires en cas d’augmentation du volume de transactions ou de changement de régime TVA.
7. Références, réputation et fiabilité opérationnelle
La réputation du représentant est un indicateur essentiel de sa fiabilité. Avant de vous engager :
- demandez des références de clients étrangers opérant déjà au Danemark
- vérifiez les avis en ligne, études de cas ou témoignages disponibles
- évaluez la réactivité du cabinet : délais de réponse, qualité des explications, capacité à anticiper les risques
Un représentant sérieux doit être en mesure d’expliquer clairement les conséquences d’un non-respect des délais de déclaration ou de paiement (intérêts, amendes, risques de redressement) et de proposer des procédures internes pour éviter ces situations.
8. Contrat, responsabilités et continuité de service
Enfin, examinez attentivement le contrat de représentation TVA :
- définition précise des responsabilités de chaque partie (collecte des données, validation des déclarations, paiements)
- clauses relatives à la responsabilité civile professionnelle et aux assurances du cabinet
- modalités de résiliation ou de changement de représentant, avec transfert sécurisé des dossiers
Assurez-vous que le représentant dispose d’une équipe suffisante pour garantir la continuité de service, même en cas d’absence d’un collaborateur clé, et qu’il a mis en place des procédures de relève pour respecter en toutes circonstances les échéances fixées par Skattestyrelsen.
Coûts et modèles de rémunération des services de représentation TVA au Danemark
Les coûts de la représentation TVA au Danemark varient principalement en fonction du volume d’opérations, du niveau de risque fiscal et du degré d’accompagnement souhaité. Il n’existe pas de barème officiel imposé par l’administration fiscale danoise, mais le marché s’est structuré autour de plusieurs modèles de rémunération combinables entre eux.
Principaux modèles de tarification utilisés au Danemark
La plupart des représentants fiscaux danois utilisent une combinaison des modèles suivants :
- Forfait d’installation (set-up) : facturé une seule fois lors de la prise en charge. Il couvre généralement :
- l’analyse de la situation TVA de l’entreprise étrangère
- la demande d’enregistrement à la TVA danoise (CVR/SE-nummer)
- la mise en place des accès aux portails en ligne de l’administration (notamment TastSelv Erhverv)
- la configuration des modèles de déclaration et des procédures internes
- Honoraires récurrents (mensuels ou trimestriels) : couvrent la gestion courante de la TVA :
- préparation et dépôt des déclarations TVA périodiques
- suivi des paiements et remboursements de TVA
- échanges réguliers avec l’administration fiscale danoise
- Tarification au temps passé : utilisée pour les missions ponctuelles ou complexes :
- revues fiscales approfondies
- assistance lors de contrôles TVA
- analyse de schémas de facturation ou de chaînes logistiques
- Frais supplémentaires liés aux obligations spécifiques : par exemple pour :
- la gestion des déclarations Intrastat ou listes récapitulatives
- la mise en conformité des systèmes de facturation
- la préparation de documentation en cas de demande ciblée de l’administration
Facteurs influençant le niveau des honoraires
Plusieurs éléments propres au marché danois expliquent les différences de prix entre entreprises :
- Chiffre d’affaires taxable au Danemark : un volume de ventes élevé implique davantage de transactions à contrôler, de justificatifs à conserver et de risques potentiels à gérer, ce qui augmente la charge de travail du représentant.
- Fréquence des déclarations TVA : les entreprises nouvellement enregistrées ou avec un chiffre d’affaires plus important peuvent être soumises à des déclarations plus fréquentes, ce qui accroît le nombre d’interventions du représentant.
- Type d’activités : les opérations B2C, le commerce électronique, les ventes à distance, les services numériques ou les flux triangulaires nécessitent souvent des analyses plus détaillées que des ventes B2B simples.
- Origine de l’entreprise : les entreprises établies hors UE, pour lesquelles la représentation TVA peut être obligatoire, sont parfois considérées comme présentant un risque plus élevé, ce qui peut se refléter dans les honoraires.
- Niveau d’automatisation : lorsque les données comptables sont fournies dans un format structuré et compatible avec les systèmes danois, le temps de traitement diminue et les coûts peuvent être optimisés.
Modèles combinés et transparence des coûts
Il est courant que les représentants fiscaux danois proposent une structure mixte, par exemple :
- un forfait fixe couvrant l’enregistrement TVA et un certain nombre de déclarations annuelles
- des frais additionnels uniquement en cas de services exceptionnels (contrôles, demandes spécifiques de SKAT, projets de restructuration)
Pour les entreprises étrangères, la transparence est un critère essentiel. Un contrat de représentation TVA au Danemark devrait préciser clairement :
- les services inclus dans le forfait de base
- les prestations facturées en supplément et leur mode de calcul (forfait, taux horaire, etc.)
- les modalités de révision des honoraires en cas d’augmentation significative du volume d’activité
- les frais éventuels liés à la résiliation ou au transfert du mandat vers un autre représentant
Optimisation des coûts pour les entreprises étrangères
Pour maîtriser le budget lié à la représentation TVA au Danemark, il est recommandé de :
- définir précisément le périmètre des services attendus (simple dépôt des déclarations ou accompagnement plus large en matière de conformité fiscale)
- standardiser les processus de transmission des données comptables afin de limiter les retraitements manuels
- anticiper les changements de volume d’activité (lancement d’un site e-commerce, nouvelles gammes de produits, entrée sur le marché B2C danois) pour adapter le contrat si nécessaire
- vérifier que le représentant utilise les outils numériques et les portails en ligne danois, ce qui réduit le temps de traitement et donc les coûts indirects
En pratique, le coût de la représentation TVA au Danemark doit être mis en perspective avec les risques encourus en cas de non-conformité : intérêts de retard, amendes administratives, corrections rétroactives de TVA et éventuelles restrictions d’activité. Un modèle de rémunération clair, adapté à la structure et au volume d’opérations de l’entreprise, permet de sécuriser l’accès au marché danois tout en maîtrisant les dépenses liées à la conformité fiscale.
Procédure et conséquences de la résiliation ou du changement de représentant TVA
La résiliation ou le changement de représentant TVA au Danemark est possible, mais doit être géré de manière structurée pour éviter toute rupture de conformité. Même si la désignation d’un représentant n’est pas toujours obligatoire pour les entreprises établies dans l’UE, une fois qu’un mandat a été donné, il convient de respecter les procédures danoises de modification des données d’enregistrement TVA.
Procédure de résiliation du mandat de représentation TVA
La résiliation du mandat entre l’entreprise étrangère et son représentant TVA danois repose sur deux volets distincts : la relation contractuelle privée et la mise à jour de l’enregistrement auprès de l’administration fiscale danoise (Skattestyrelsen).
Sur le plan contractuel, les conditions de résiliation (préavis, forme écrite, indemnités éventuelles) sont généralement définies dans la lettre de mission ou le contrat de représentation. Il est recommandé de prévoir un préavis suffisant (par exemple 1 à 3 mois) afin de permettre le traitement des dernières déclarations, la régularisation des écritures et la transmission complète de la documentation.
Sur le plan administratif, la résiliation doit être notifiée à Skattestyrelsen via les formulaires ou portails en ligne pertinents. Lorsque le représentant est enregistré comme intermédiaire ou mandataire sur le numéro de TVA danois (CVR/SE), il convient de mettre à jour ces informations afin que l’administration sache qui est autorisé à agir pour le compte de l’entreprise. Tant que cette mise à jour n’est pas effectuée, le représentant initial peut continuer à recevoir des communications officielles ou être considéré comme interlocuteur principal.
Changement de représentant TVA : étapes clés
Le changement de représentant TVA implique généralement une transition directe entre l’ancien et le nouveau prestataire, sans interruption de l’enregistrement TVA danois. L’entreprise conserve son numéro de TVA existant, mais modifie la personne ou la société habilitée à la représenter.
Dans la pratique, le processus se déroule en plusieurs étapes :
- Signature d’un nouveau mandat avec le représentant TVA danois choisi, précisant l’étendue des pouvoirs (déclarations périodiques, correspondance avec Skattestyrelsen, gestion des contrôles, etc.).
- Information formelle de l’ancien représentant de la fin de la mission, avec un calendrier précis pour la dernière période de déclaration prise en charge et la remise des dossiers.
- Mise à jour des pouvoirs et coordonnées auprès de Skattestyrelsen, via le portail en ligne ou les formulaires de modification d’enregistrement, afin d’enregistrer le nouveau représentant comme contact officiel.
- Transfert sécurisé des données comptables, déclarations antérieures, justificatifs de TVA, correspondances et éventuels dossiers de contrôle en cours vers le nouveau représentant.
- Vérification par le nouveau représentant de la cohérence des enregistrements passés (taux de TVA appliqué à 25 %, exonérations, importations, ventes B2B/B2C) et mise en place des procédures internes de conformité.
Conséquences fiscales et risques en cas de résiliation mal gérée
Une résiliation ou un changement de représentant TVA mal planifié peut entraîner des retards de dépôt, des erreurs de déclaration ou des lacunes dans la communication avec Skattestyrelsen. Au Danemark, les déclarations TVA doivent être déposées dans les délais fixés en fonction du volume d’activité (mensuel, trimestriel ou semestriel), et tout retard peut donner lieu à des intérêts et pénalités.
Si, à la suite de la résiliation, aucune personne n’est clairement désignée pour gérer les obligations TVA, l’entreprise étrangère reste néanmoins responsable de :
- la tenue correcte de la comptabilité TVA danoise,
- le dépôt ponctuel des déclarations et listings requis,
- le paiement intégral de la TVA due au taux standard de 25 %, ou l’application correcte des exonérations et régimes particuliers,
- la réponse aux demandes d’informations ou contrôles initiés par Skattestyrelsen.
En cas de non-respect, l’administration peut appliquer des amendes, des intérêts de retard et, dans les cas graves, procéder à des estimations d’office des montants de TVA dus. L’absence de représentant clairement identifié peut également compliquer la gestion des remboursements de TVA danoise ou des corrections de déclarations antérieures.
Responsabilités résiduelles de l’ancien et du nouveau représentant
La répartition des responsabilités entre l’ancien et le nouveau représentant dépend du contrat et de la période concernée. En règle générale, l’ancien représentant reste responsable des déclarations et démarches effectuées pour les périodes où il était officiellement mandaté, tandis que le nouveau représentant prend en charge les obligations à partir de la date de début de son mandat.
Il est recommandé de documenter clairement :
- la dernière période de déclaration traitée par l’ancien représentant,
- la date de prise d’effet du nouveau mandat,
- les éventuelles corrections à apporter sur des périodes antérieures et la personne chargée de les déposer.
Cette clarification permet de limiter les litiges en cas de redressement ou de contrôle TVA portant sur une période de transition.
Bonnes pratiques pour une transition fluide
Pour sécuriser la résiliation ou le changement de représentant TVA au Danemark, il est utile d’anticiper la transition et de privilégier une approche collaborative entre les parties. Une checklist de fin de mission peut inclure :
- la remise de toutes les déclarations déposées et accusés de réception de Skattestyrelsen,
- le détail des soldes de TVA (crédits, dettes, remboursements en attente),
- la liste des contrôles ou demandes d’informations en cours,
- les accès ou identifiants nécessaires aux portails en ligne, lorsque c’est pertinent.
Une transition bien organisée réduit le risque d’erreurs, assure la continuité de la conformité TVA danoise et permet à l’entreprise de maintenir une relation transparente et fiable avec l’administration fiscale, même en cas de changement de représentant.
Coordination entre représentation TVA danoise et obligations fiscales dans d’autres pays de l’UE
La représentation TVA au Danemark ne peut pas être gérée de manière isolée lorsque votre entreprise est active dans plusieurs pays de l’Union européenne. La TVA danoise s’inscrit dans le cadre harmonisé de la directive TVA européenne, mais chaque État membre applique ses propres seuils, procédures et délais. Une bonne coordination entre votre représentation TVA au Danemark et vos obligations dans les autres pays de l’UE est donc essentielle pour éviter les doubles impositions, les omissions de déclaration et les pénalités.
Pour les entreprises établies dans l’UE, la première étape consiste à cartographier tous les flux de biens et de services impliquant le Danemark : ventes B2B et B2C, transferts de stock intra-groupe, entrepôts de consignation, ventes à distance, commerce électronique, prestations de services électroniques, travaux sur biens meubles, etc. Cette cartographie doit ensuite être rapprochée des règles locales de chaque pays où vous êtes immatriculé à la TVA, afin de déterminer où la TVA est due, qui est redevable (fournisseur ou client via l’autoliquidation) et quels régimes spéciaux (OSS, IOSS, entrepôts call-off stock, triangulation) peuvent être utilisés.
La coordination est particulièrement importante pour les entreprises qui combinent une immatriculation TVA danoise classique avec l’utilisation des guichets uniques OSS ou IOSS dans un autre État membre. Les ventes B2C de biens à partir d’un stock situé au Danemark vers des consommateurs d’autres pays de l’UE doivent, en principe, être déclarées via le régime OSS du pays d’identification, tandis que les ventes domestiques danoises restent déclarées dans la déclaration TVA danoise. Une mauvaise ventilation entre ces deux canaux de déclaration peut conduire à des incohérences entre les données transmises au Danemark et celles déposées dans les autres États membres.
Votre représentant TVA danois joue un rôle clé dans cette coordination. Il doit s’assurer que les numéros de TVA utilisés (danois et étrangers) sont cohérents avec les flux réels, que les factures respectent simultanément les exigences danoises et européennes, et que les déclarations périodiques (TVA, listes récapitulatives, déclarations OSS/IOSS) sont alignées. Il est également important de vérifier la concordance entre les montants déclarés au Danemark et les données VIES ou les informations échangées automatiquement entre administrations fiscales au sein de l’UE.
Lorsque votre entreprise dispose de plusieurs immatriculations TVA dans l’UE, la gestion des crédits de TVA et des remboursements doit également être coordonnée. Au Danemark, la TVA déductible sur les dépenses liées à des opérations taxées dans d’autres pays de l’UE doit être analysée au regard du droit à déduction danois et des règles de ventilation du prorata. Une mauvaise affectation des dépenses entre les différents numéros de TVA peut entraîner des refus de remboursement ou des redressements lors d’un contrôle.
Enfin, la coordination entre représentation TVA danoise et obligations fiscales dans les autres pays de l’UE doit être anticipée en cas de restructuration (création de filiales, transfert de stock, fermeture d’entrepôt, changement de modèle logistique). Toute modification de la chaîne d’approvisionnement peut déplacer le lieu d’imposition, nécessiter de nouvelles immatriculations TVA ou, au contraire, permettre de centraliser certaines obligations via l’OSS. Impliquer votre représentant TVA danois dans cette réflexion, en lien avec vos conseillers dans les autres États membres, permet de sécuriser la conformité globale de votre groupe au sein de l’UE et d’optimiser la gestion de la TVA sur l’ensemble de vos flux européens.
Outils numériques et portails en ligne utilisés par les représentants TVA au Danemark
La représentation TVA au Danemark repose largement sur l’utilisation d’outils numériques mis à disposition par l’administration fiscale danoise (Skattestyrelsen) et sur des solutions privées spécialisées. Un représentant fiscal danois doit maîtriser ces plateformes afin d’assurer une gestion fluide des immatriculations, des déclarations et des paiements de TVA pour les entreprises étrangères.
Le point central de la relation avec l’administration est le portail en ligne de Skattestyrelsen, accessible via le site officiel des autorités fiscales. C’est par ce portail que le représentant TVA procède à l’enregistrement à la TVA danoise, à la mise à jour des données de l’entreprise, au dépôt des déclarations périodiques et au suivi des paiements et remboursements. Pour les sociétés étrangères, l’accès se fait généralement par l’intermédiaire du représentant, qui agit au moyen de ses identifiants professionnels et des autorisations électroniques accordées par le client.
Les déclarations de TVA sont déposées exclusivement en ligne. Le système permet de déclarer la TVA collectée au taux standard de 25 % ainsi que les éventuelles opérations exonérées ou hors champ. Le représentant peut y consulter l’historique des déclarations, vérifier les soldes ouverts, télécharger des confirmations et suivre l’affectation des paiements. Les rappels automatiques générés par le portail aident à respecter les échéances de dépôt et de règlement, ce qui limite le risque de pénalités et d’intérêts de retard.
Pour les entreprises de commerce électronique et les plateformes numériques, les représentants TVA utilisent également les portails européens OSS (One Stop Shop) et IOSS (Import One Stop Shop), lorsque la structure du client le permet. Ces systèmes, gérés au niveau de l’UE, sont intégrés aux procédures nationales et permettent de centraliser la déclaration de la TVA due sur les ventes à des consommateurs danois. Le représentant doit alors coordonner les données déclarées via OSS/IOSS avec les informations transmises au Danemark afin d’éviter les doubles déclarations ou les incohérences.
Les outils numériques ne se limitent pas aux portails publics. Les représentants fiscaux danois recourent de plus en plus à des logiciels de comptabilité et de reporting compatibles avec les exigences de Skattestyrelsen. Ces solutions permettent d’importer les données de facturation, de ventiler automatiquement les opérations soumises au taux de 25 %, de gérer les régularisations et de préparer les fichiers nécessaires en cas de contrôle. L’objectif est de réduire les erreurs manuelles et de garantir la traçabilité complète entre les écritures comptables, les déclarations TVA et les paiements.
Dans le cadre des échanges avec l’administration, la communication se fait principalement par voie électronique. Le représentant TVA reçoit les notifications, demandes d’informations complémentaires et avis de contrôle via les canaux en ligne sécurisés. Il peut répondre directement par ces mêmes portails, transmettre des documents justificatifs numérisés et suivre l’avancement des dossiers. Cette dématérialisation impose une organisation rigoureuse de l’archivage électronique, afin de pouvoir présenter rapidement les pièces requises lors d’une vérification.
Enfin, de nombreux représentants mettent à disposition de leurs clients des espaces en ligne dédiés, où ceux-ci peuvent déposer leurs factures, consulter les déclarations déposées au Danemark, suivre les échéances et visualiser les paiements effectués. Ces portails collaboratifs facilitent la circulation de l’information entre l’entreprise étrangère et son représentant danois, tout en assurant la confidentialité et la sécurité des données fiscales.
La maîtrise de ces outils numériques et portails en ligne est devenue un élément clé de la représentation TVA au Danemark. Elle permet d’assurer une conformité continue, de réagir rapidement aux demandes de l’administration et d’offrir aux entreprises étrangères une visibilité claire sur leurs obligations et risques fiscaux danois.